Suite des lois

Publié le par Etcheverry.M & Tauzin J-B

La loi permet aussi de délimiter la propriété de l'eau et des cours d'eau.

L'appartenance d'un terrain occupé par un cours d'eau est définit  par la loi depuis 1898. Celle-ci définit deux catégories de rivières :
- celles qui sont navigables ou flottables. Elles appartiennent à l'Etat mais peuvent dans certaines conditions être utilisées par le public.

- celles qui ne sont pas navigables ou flottables et qui sont régit par le droit privé ( code civil, code de l'environnement, etc)

En 1964, le critère de navigabilité a été abandonné au profit de la distinction administrative : rivière domanial ou non domanial. Cette distinction détermine les droits et les devoirs des propriétaires et usagers.

Les cours d'eau domaniaux appartiennent à l'état. Les propriétaires riverains sont contraints à l'entretient mais bénéficient d'un droit de servitude. Un cours d'eau est déclaré domanial d'un certain point de son embouchure incluant ses bras. La berge et le lit appartiennent à létat comme le droit d'usage de l'eau. La gestion de certaines voies navigables est confiée à l'établissement Voies navigables de France ( créé en 1991). La navigation et libre mais il faut respecter des règles ( vitesse limite, interdiction de certaines activités, passage interdit à certaines embarcations, ...).  Un cours d'eau classé non navigable ou non flottable peut être maintenu dans le domaine public.

Les cours d'eau non domaniaux (rivières et ruisseaux) sont des cours d'eau non navigables de l'ancienne réglementation. Ils sont régit par le droit privé.  Seuls le fond et les berges appartiennent au propriétaires qui peuvent en interdire l'accès et la circulation. L'eau fait toujours partit du domaine public, les propriétaires ne peuvent diminuer le débit de la rivière en dessous d'un certain seuil. L'accès aux berges clôturées est interdit sans l'autorisation expresse des propriétaires.

Cas du droit d'eau pour les moulins et la petite hydroélectricité :

Les barrages anciens ont un droit d'eau qui peut se vendre avec le moulin ou l'usine mais tout nouveau barrage doit faire l'objet d'une autorisation. Les usines hydroélectriques construites avant 1919, conformes à la réglementation à cette date et dont la puissance maximale ne dépasse pas 150 kW ne sont pas tenues jusqu'à présent d'assurer le franchissement des installations par les poissons migrateurs. Cependant, elles devront se mettre aux normes d'ici 2014.

L'article n°10 de la loi sur l'eau demande aux installations hydroélectriques de s'adapter aux autres usages de l'eau dans un délais de 3 ans sauf pour les usines dites "fondées en titre" ( existence avant 1789 ou vendues comme biens nationaux lors de la révolution française) si leur activité n'a pas subit d'interruption ou de destruction/reconstruction , auxquels cas, les usiniers ou propriétaires de moulins perdent leurs droits et doivent mettre leur ouvrage en conformité avec une possible circulation de poissons sur la rivière, avec des aides financières possible mais non certaine de la part des collectivités.



Toutes ces lois ont pour but d'encadrer l'activiter hydroélectrique afin d'éviter tout débordement  et pour protéger l'environnement. L'état encadre ces activité et disuade les personne peu scrupuleuse de s'attaquer à la nature.
Publicité

Publié dans tpe

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article